12 posts tagged “médias”
J'aime bien ce détournement du journal réalisé par cet artiste.
http://www.austinkleon.com/category/newspaper-blackout-poems/
Source de mon information : http://gycouture.blogspot.com/2008/05/posie-choisir-ses-mots-au-hasard.html
Le matin en écoutant la radio, je reste parfois sidéré par les nouvelles du jour. Et ma défiance vis à vis de la machine à fabriquer l'information grandit davantage. Une presse indépendante, non conformiste et libre des pouvoirs financiers me semble un horizon tellement lointain...
François Bayrou a dénoncé à Pau l'éditorial du journal Le Monde appelant à un second tour Sarkozy-Royal, voyant derrière cet appel "des influences puissantes". Le candidat à la présidentielle s'est élevé contre un éditorial qui "dit qu'il y a un "impératif démocratique", et qui enjoint aux Français, impérativement, d'avoir à voter Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy".
Voir la vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/x1riag_ledito-du-monde-du-20-avril-2007
C'est le reportage à ne pas manquer proposé par LaTéléLibre sur la visite de Nicolas Sarkozy à Meaux à la cité Beauval. Je ne fais pas de commentaires. A vous de vous faire une opinion.
Rien n'est épargné à l'électeur qui se refuse à la confrontation unique Sarko-Ségo. A une semaine du scrutin, l'intox bat son plein : sondage bidon attribué aux RG suivi d'un démenti des mêmes RG ((lire aussi Le Monde), hoax politique (lire Monolecte sur Le Monde citoyen) sans parler des promesses électorales à têtes multiples et en chèques en bois chaque soir soir lors des meetings.
Et l'UMP en rajoute une couche dans l'opération d'enfumage de l'électorat en faisant comme si.... Comme si c'était plié.
Et pense paraît-il au tour suivant. Pas le second. Non le tour où l'on constitue le gouvernement d'après et où l'on distribue les portefeuilles. L'hebdomadaire Marianne et Nicolas Domenach en fait un papier saignant à souhait et rassurant en même temps car on se dit que certains médias ont le courage de résister à la pression ambiante.
A propos du livre de Paul Moreira, présenté ici lire l'article de 20 minutes.
"Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets." Je relaie ce communiqué qui témoigne des pressions politiques exercées sur la presse audiovisuelle. Bien entendu, je constate que du côté des partisans de Ségolène Royal ont fait ses choux gras de cette affaire alors que les critiques ne manquent pas non plus de ce côté là comme vous le savez sans doute.
Pour ma part, je pense que Nicolas Sarkozy est un trop fin connaisseur à mon avis de ce milieu pour se mettre à dos la corporation journalistique et en particulier celle de France 3 si présente dans nos régions. On peut se poser alors deux questions ? Cherche-t-il en s'attaquant à la rédaction nationale à mettre la pression également sur les rédactions régionales ? Ou bien est-ce un moyen de caresser dans le sens du poil, par démagogie, ces Français qui doutent eux aussi de l'impartialité des médias ?
En tout cas, la virulence de la réponse des journalistes de France 3 témoigne de la tension qui traverse les rédactions à l'approche du premier tour. Certains médias, à droite comme à gauche, ont choisi de soutenir tel ou tel candidat et ne s'en cachent pas. Et il doit être sans doute difficile, pour les autres, de tenir la barre fermement.
Néanmoins, il s'avère que c'est possible et je pense que c'est l'honneur du journalisme que de rester indépendant. Je trouve à cet égard que le journal La Croix et le quotidien régional Ouest France se comportent de manière exemplaire et sont l'honneur de la presse française.
Lire le communiqué de France 3 en date du 23 mars 2007 sur ce site belge d'informations.
Lire dans le dernier numéro Les Inrockuptibles (du 27 mars au 2 avril - n° 591) l'enquête : Sarko et le troupeau.
L'hebdo y rappelle cette formule de Nicolas Sarkozy : "Un journaliste qui me critique est un journaliste qui ne me connaît pas" et écrit dans le chapô : " Non content d'avoir beaucoup d'amis dans les médias, Nicolas Sarkozy se prend souvent pour le directeur de l'information. Plus fort que Berluconi ?"
Lire : Les médias et Ségolène Royal, une analyse. Date un peu mais intéressant . Analyse des Unes au moment de la campagne à la candidature du PS.
Et aussi : la critique des médias gagne du terrain.
Et enfin plus polémique celui du site Le Plan B
En cette période, un petit peu de recul et d'analyse sur le jeu médiatique et sondagier est nécessaire.
Le réseau internet pour cela est génial. Ainsi, en ce moment, on peut découvrir les oeuvres du documentariste Pierre Carles en particulier Pas vu, pas pris ( partie 1 et partie 2) et Enfin pris (1 et 2). Il y est question entre autres des relations entre la presse et le pouvoir, des limites de l'autocritique des médias, de la difficulté à poser les termes d'un débat et à faire entendre une argumentation et une pensée critique (intervention de Bourdieu).
L'auteur de la mise en ligne de ces images précise : "Ceci est une initiative spontanée d'activista.be, mise en ligne avec l'accord de P.Carles.
Ceci est une expérience tentée à la suite d’une rencontre avec le
réalisateur Pierre Carles lors de l’avant première inter-galactique de
Volem au Cinéma Nova"
Pierre Carles explique au cours de l'entretien pourquoi, il a bien voulu diffuser ses oeuvres. Je reprends le propos car il mérite d'être porté à la connaissance du plus grand nombre.
"Pierre Carles : Pour dire la vérité, nous ne sommes pas à l'origine de
la mise en ligne de nos films sur internet. Mais nous n'y sommes pas
non plus opposés. Nous ne poursuivons pas les pirates. Notre position
par rapport au piratage est simple : s'il est parfaitement légitime de
se procurer gratuitement des films de productions riches, déjà
largement amortis (par ex. les derniers films de Michael Moore), il est
plus délicat d'agir de la sorte avec les productions pauvres. Beaucoup
de films peuvent être piratés sans problème vu qu'ils sont déjà plus
que remboursés en salles de cinéma ou lors de leur passage à la
télévision. Ce n'est pas le cas des nôtres qui sont fabriqués,
tenez-vous bien, sans aucun financement de la télévision tout en
réussissant néanmoins à sortir dans les salles de cinéma. C'est
peut-être pour cela qu'il sont singulièrement libres ou originaux. On
compte donc essentiellement sur les entrées en salles de cinéma et les
ventes Dvd pour financer nos productions indépendantes.
Act : Effectivement vu que vous et vos camarades faites passer
Moore pour un scout avec un pins du Che c’est pas demain la veille que
vous serez diffusé sur le petit ou les grand écrans classiques…
Pierre Carles : Ou que nous obtiendrons des subsides importants.
Ce sont des films relativement chers à fabriquer, on passe en général
quatre ans à les faire, ce qui explique que je sois mitigé sur les
diffusions gratuites. Et nous ne sommes pas les seuls dans ce cas...
Même si à la base l’intention, la volonté de diffuser est bonne. Mais
j’aimerais aussi pouvoir vivre de mon travail et tourner d’autres films
sans avoir à demander la permission aux gens de télévision, comme le
font la plupart de mes collègues réalisateurs.
Act : Et si les internautes qui le souhaitent pouvaient vous
soutenir en versant un don, un ticket à prix libre? Approuveriez vous
l’idée ?
Pierre Carles : Ce n’était pas prévu mais pourquoi pas ? Soyons fous!
SI VOUS SOUHAITEZ FAIRE UN DON POUR PERMETTRE A PIERRE CARLES DE CONTINUER A FAIRE SES FILMS RENDEZ VOUS ICI :
http://users.skynet.be/undergroove/activista/donpc.htm
L'échéance approche. Et nous n'avons droit qu'à des monologues soigneusement mis en scène par nos médias.
On invite sur les plateaux télé le bon peuple (où la France d'en bas selon l'historique formule) à poser sa question au candidat, histoire de nous faire croire que nous sommes invités au débat. En fait, nous sommes des faire-valoir pour les uns et pour les autres. Telle chaîne scrutera, émission faite, le taux d'audimat de Mme Michu et se félicitera de son taux d'audience. Tandis que de son côté, le staff du candidat invité cherchera à mesurer le taux de bruit médiatique produit par l'émission et l'effet qu'il aura sur le prochain sondage.On nous prend pour des poires ! Vous appelez cela une campagne ? Pour ma part, je réclame des débats entre les candidats, projet contre projet et non pas petites phrases contre petites phrases. Il est temps de sonner la fin de la récré et d'entrer dans le vif du sujet !
Certains journalistes du service public s'alarment à juste titre de cette situation et font circuler une pétition. Signons-la pour forcer le dinosaure médiatique à organiser des débats !
Si vous avez vu le film de Spielberg, Minority Report, vous avez vu ce passage où des passagers du métro lisent leur journal dans un support inédit. Journal où l'actualité se met à jour et affiche le portrait de Tom Cruise. On retrouve également, le journal électronique, car c'est de lui qu'il s'agit, dans le film "Harry Potter, le prisonnier d'Azkaban." Aujourd'hui, la fiction est devenu réalité et de nombreuses firmes travaillent à la production
de papier électronique .Cette révolution bouleverse le milieu de l'édition et des médias. Des journaux travaillent sur des projets de quotidiens basés sur cette technologie. C'est le cas en France, du journal Les Echos. Les autres suivront sans doute. Ce support va également constituer un support idéal pour les agences de publicité et de communication.
L'encre électronique , on le voit bien, dans un très proche avenir fera partie de notre quotidien domestique et de notre univers urbain. Elle sera aussi détournée de ses usages par des mouvements no-pub ou remodelée par les artistes Ces détournements seront alors la manifestation de leur intégration dans nos modes de vie.
Pour savoir ce qu'est un univers e-ink, faisons confiance aux graphistes ou aux designeurs. Ainsi, Alex Griffin propose sur son site un film (cliquer sur le lien E'Ink) qui illustre bien ce que pourra devenir un espace public comme le métro avec cette nouvelle technologie d'affichage. Le risque d'être corseté davantage par le flux des images et le spaming visuel est réel et il faudra faire avec.
Repenser nos modes de vie face au flux d'images
Pour se préserver de cette pollution sonore, de ce maelström d'informations, il faudra sans doute aménager nos vies. Car on ne pourra pas arrêter le flux. Pour éviter de se laisser submerger, il va falloir trouver les moyens de se distancier intérieurement de ces écrans omniprésents.
Prendre le temps de rêver et de penser par soi-même, cultiver le goût du silence et de la lenteur, contempler et apprécier les choses simples de la vie. Partager, communier avec d'autres. Afin de rester nous-même. Non pas nous isoler mais nous préserver des temps de respiration intérieure afin de se sentir homme et citoyen dans un système qui nous considèrera de plus en plus comme des consommateurs. De nouvelles réglementations devront être mis en place par les pouvoirs publics pour faire face à l'émergence de types inédits et habiles de pollution "visuelle". Ils devront prendre en compte des risques de manipulation des esprits à travers ces flux d'images (confusion entretenues entre images réelles et virtuelles, utilisation d'images du domaine de la vie privée, mixage de la webcam et de la caméra de surveillance - on peut tout imaginer).
Face à l'amplitude inédite de cette révolution du e-ink, il y aura nécessité aussi pour le milieu éducatif d'offrir aux élèves une véritable éducation à l'image présente dans toutes les disciplines de manière transversale. Une éducation qui passera aussi par la possibilité pour les élèves non seulement de connaître le langage de l'image mais aussi d'en produire. Et cela afin d'aiguiser leur esprit critique. Savoir lire et produire des images sera bientôt essentiel pour former les citoyens de demain, ces digital-natives comme on les appelle aujourd'hui.Ce travail est déjà commencé . Il est une réalité dans certains établissements mais il doit être amplifié en tenant compte de l'émergence des nouveaux écrans.
En savoir plus :
Jean-Michel Billaut : le e-paper arrive
Un blog consacré au papier électronique : http://papierelectronique.blogspot.com/
Une initiative d'éducation à l'image .: IMAGE
Vous l'avez sans doute remarqué comme moi, cette semaine les hebdomadaires politiques ont fait leurs Unes
sur Ségolène Royal, pimentées d'un peu de Sarkozy. La semaine prochaine, ils nous feront peut-être du Sarkozy, avec une grosse pincée de Segolène Royal.
L'Express : "Comment ils veulent vous séduire" avec au premier plan, à gauche, Ségolène Royal tout sourire et toute vêtue de blanc et au second plan, à droite Sarkozy, costume noir, sourire énigmatique.
Le Nouvel Observateur nous propose " le roman de Ségolène" dans une pause très miterrandienne, victoire 1981, rose à la main. L'image de la victoire annoncée en quelque sorte.
Le Point nous la joue image de première communiante BCBG et nous vend "la vraie nature de Ségolène". Image de première communiante ? presque une image pieuse.
Marianne est moins frontal mais on a retrouve tout de même le duo (ou la figure imposée). A gauche Ségolène, toute de blanche vêtue et en Une "l'histoire d'un hold-up parfait" et à droite Sarkozy, légèrement au-dessus ' Nicolas Sarkozy et ses nerfs". L'accroche principal de Une : "2002-2007 Ceux qui se sont enrichis sous la droite".
Histoire de gros sous, hold-up, tonalité politique scandale.
Les spécialistes de l'image
peuvent se régaler en décryptant ces images très étudiées, quasi-subliminales.
En tout cas, pour ma part, je n'ai pas été acheté un seul de ces journaux cette semaine. Je ne m'y retrouve pas. Et vous ?