Je tiens à m'excuser auprès de la communauté Vox pour mon dernier billet sorti en plusieurs exemplaires.
En fait quand j'ai voulu le publier, le système est resté figé. J'ai essayé de le faire repartir en cliquant plusieurs fois avec l'effet malheureux que vous savez. Je ferai gaffe la prochaine fois. En tout cas, mes plates excuses...
Jean-Michel Billaut est un ardent défenseur du trés haut débit en France et anime un blog riche en informations.
Je vous conseille de regarder ses entretiens vidéos pour ceux qui s'intéressent à l 'évolution du net. J'aime aussi le bonhomme pour son regard non dénué d'humour et d'ironie sur nos élites gauloises.
C'est pourquoi, ,je vous recommande chaleureusement son billet d'aujourd'hui où il évoque la Une du Time Magazine qui fait de chacun d'entre nous internaute, les hommes et les femmes de l'année. Son regard sur la polémique qui agite en ce moment une partie de la blogosphère à propos de l'invitation de Nicolas Sarkozy et de François Bayrou par Loïc Le Meur à la conférence Web 3 vaut également son pesant de cacahuètes.
Un petit extrait pour la route : "Personnellement, je pense qu'il n'est pas très judicieux de mélanger le
2.0 et le 1.0... C'est dangereux... Ou alors, faut bien brieffer les
1.0, si tant qu'est que cela soit possible...
Sarko a fait un discours, m'a-t-on dit, "comme s'il était à une réunion
Umpiste dans la France d'en Bas"... Et les "2.0" n'ont pas très bien
compris ce que les 1.0 faisaient là...Loin de moi l'idée de jeter la
e-pierre à qui que se soit... Et je trouve d'ailleurs que la cabale
anti-Loïc n'est pas de mise...
Mais si j'étais Loïc, j'éviterais peut-être de rouler pour le 1.0..." la suite à lire sur le blog de Jean-Michel Billaut.
Nicolas Hulot, s'est vu confier la rédaction en chef d'un numéro spécial du Nouvel Observateur consacré à la "Terre en danger".
Un numéro fort intéressant au demeurant. Je trouve d'ailleurs excellente l'idée de confier la rédaction d'un numéro spécial à une personnalité. A quand un numéro avec comme rédacteur en chef Albert Jacquard, René Girard, Elie Wiesel. Si vous avez d'autres noms à proposer au Nouvel Obs n'hésitez pas...
Bon revenons à nos moutons et à Nicolas Hulot en particulier. Il serait intéressant que la presse enquête de très près sur sa fondation et sur les partenaires de celle-ci. A ce propos, je vous recommande de lire le billet de Thierry Klein intitulé "Le cheval des trois" et de suivre les liens qu'il propose dans son article. Edifiant ! Je pense pour ma part qu'une enquête sur ces entreprises n'est pas prête hélas de voir le jour. Il faudrait des Denis Robert pour oser s'opposer à ces forteresses, mais quand on voit ce qu'il encaisse avec l'affaire Clairstream on se dit qu'il est très difficile de faire éclater ce genre de vérités. La planète est en danger, certes mais visiblement pas pour tout le monde...
i>télé fera peut-être la Une des Guignols de l'info cette semaine. La faute à l'excellent Pointblog qui nous raconte aujourd'hui les mésaventures arrivées à Laurent Bazin, journaliste sur cette chaîne. Sur son blog, ce dernier a relaté
dans un billet intitulé "Nicolas Sarkozy dans son assiette" l'invitation de sa rédaction au Ministère de l'Intérieur pour un déjeuner avec Nicolas Sarkozy. Le repas est relaté dans le détail dans le billet de Nicolas Bazin le mercredi 6 décembre. Le lendemain, celui-ci n'est plus visible, le journaliste l'ayant retiré à la demande de son employeur qui ne souhaite pas que le contenu de ce déjeuner soit divulgué.
Je vous recommande la lecture fort édifiante de cette rencontre (le billet censuré est publié par Pointblog) et vous laisse le soin d'en tirer vous-même la substantifique moelle.
De cette affaire, je retiens qu''internet constitue un excellent moyen pour diffuser très rapidement l'information et contourner la censure. Une fois diffusé, un billet même retiré continue de vivre sur le réseau. Et si ce billet à fait l'objet au départ d'une mesure de censure, il suscite un intérêt qui lui donne de la visibilité et génère à son tour de la conversation.
N'en doutons pas, le déjeuner "off" de la Place Beauvau alimentera à son tour les conversations du landernau politique et les bavardages de Mme Michu entre la poire et le fromage...
Vous l'avez sans doute remarqué comme moi, cette semaine les hebdomadaires politiques ont fait leurs Unes
sur Ségolène Royal, pimentées d'un peu de Sarkozy. La semaine prochaine, ils nous feront peut-être du Sarkozy, avec une grosse pincée de Segolène Royal.
L'Express : "Comment ils veulent vous séduire" avec au premier plan, à gauche, Ségolène Royal tout sourire et toute vêtue de blanc et au second plan, à droite Sarkozy, costume noir, sourire énigmatique.
Le Nouvel Observateur nous propose " le roman de Ségolène" dans une pause très miterrandienne, victoire 1981, rose à la main. L'image de la victoire annoncée en quelque sorte.
Le Point nous la joue image de première communiante BCBG et nous vend "la vraie nature de Ségolène". Image de première communiante ? presque une image pieuse.
Marianne est moins frontal mais on a retrouve tout de même le duo (ou la figure imposée). A gauche Ségolène, toute de blanche vêtue et en Une "l'histoire d'un hold-up parfait" et à droite Sarkozy, légèrement au-dessus ' Nicolas Sarkozy et ses nerfs". L'accroche principal de Une : "2002-2007 Ceux qui se sont enrichis sous la droite".
Histoire de gros sous, hold-up, tonalité politique scandale.
Les spécialistes de l'image
peuvent se régaler en décryptant ces images très étudiées, quasi-subliminales.
En tout cas, pour ma part, je n'ai pas été acheté un seul de ces journaux cette semaine. Je ne m'y retrouve pas. Et vous ?
Dans un article paru dans le supplément télévision du Nouvel Observateur du 11 novembre dernier, Jean-Claude Guillebaud dans sa chronique "Ecoutez voir" a retenu mon attention avec son papier intitulé "Face au déluge". Car il s'interroge sur l'incapacité de l'homme ordinaire à absorber le flux d'informations qui lui est continuellement proposé.
Il vise ce qu'il appelle "l'incroyable appareillage informationnel" (internet, téléphonie mobile, TNT...) contribuant à nous noyer sous un déluge d'informations. Nous le savons bien, il est très difficile d'absorber ce trop-plein quotidien de données informationnelles. Nous sommes ainsi gavés d'informations de toutes natures, ce qui n'est pas sans conséquences. A juste titre, Jean-Claude Guillebaud
Guillebaud rappelle donc que :
- l'information proposée peut être dans le meilleur des cas approximative, lacunaire, superficielle.
- son rapport très incertain avec la vérité exige de notre part recul, rumination, vérification
- plus grave nous risquons d'être déconnecté du réel alors que nous avons l'impression du contraire en étant branché à la "machinerie informative". Il écrit fort justement : "notre présence au monde devient une pauvre absence inconsciente d'elle-même".
- autre danger : celui de ne plus penser par nous-même. Nous portons parfois des jugements qui sont en fait "des recopiages de la pensée dominante".
- plus inquiétant et le propos mériterait tout un développement, c'est le risque pour notre civilisation de s'appauvrir culturellement.
Je remercie Jean-Claude Guillebaud pour ce papier riche de réflexions. Il m' invite à prendre du recul avec ce flux informationnel dans lequel je baigne continuellement. Il m'incite au décrochage, à me débrancher de la machinerie médiatique comme il l'appelle. Prendre du temps pour perdre justement ce temps si nécessaire à la rumination intérieure, à l'échange avec ses proches, à cultiver son jardin intérieur, à éveiller l'intériorité...autant de moyens pour nous désintoxiquer de la pensée désincarnée ambiante et retrouver notre singularité et le goût d'un partage authentique.
Belle semaine pour Nicolas Hulot. Regardez ce graphique :
Une ascension digne de ses expéditions de son émission Ushuaïa. Cette semaine, il fait l'actualité en présentant son Pacte écologique. Ce Pacte écologique est sorti mardi, publié à plus de 120 000 exemplaires.
Et les Français ? L'homme bénéficie d'un capital sympathie important. 43% des Français interrogés pour un sondage JDD - IFOP souhaitent qu'il soit candidat aux Présidentielles 2007. 66% estiment qu'il est la personnalité la mieux qualifiée pour défendre l'environnement. Exit Dominique Voynet, Corinne Lepage et José Bové...
Nicolas Hulot est un homme populaire , un phénomène qui ressemble un peu, à ce qui se passe en ce moment pour Ségolène Royal. Il serait dommage qu'il ne se lance pas à son tour dans le grand bain de la présidentielle afin de hausser le niveau du débat et de parler aux Français des sujets qui les intéressent véritablement. Nicolas Hulot sera-t-il le Al Gore français ? C'est en tout cas, le destin que je lui souhaite.
Cette semaine les deux mots les plus en recul sur Trendio sont aussi ceux qui nous font le plus peur. En 7 jours "attentat suicide" a perdu 91,4% et "arme nucléaire" 83,3 %. C'est le reflet du traitement médiatique du moment.
Le monde s'est-il mieux porté cette semaine ? La température de la haine a-t-elle baissé ?
En fait, je crois que l'attention des médias s'est portée, loi de proximité oblige, sur le terrain des combats politiques du parti socialiste (le débat au sein de la gauche où l'on argumente à fleuret moucheté) et sur celui de la banlieue. Les menaces de l'Iran ( ou de la Corée du Nord) et les attentats à Bagdad en se répétant finissent par lasser les lecteurs doit-on penser dans les rédactions. Résultat : on en parle moins.
Le calcul de la valeur des mots est basé sur un cycle d'une semaine. Le traitement de l'actualité , curieusement, fonctionne lui aussi de manière cyclique. Et pour un trendiste, les chutes importantes de la valeur d'un mot ne sont pas une mauvaise chose en soi. Tout bon joueur qui se respecte achète les mots dans le creux de la courbe persuadé de leur irrésistible remontée. Et pour lui, c'est une bonne nouvelle.
Chaque semaine cinq nouveaux mots sont proposés par les trendistes. Banlieue fait partie de la nouvelle cuvée. De la nouvelle curée devrait-on dire. Curée contre les voyous, contre ceux qu'on appelait dans les années 50 les "apaches". C'était l'époque du technicolor, des films de John Wayne, de la télé en noir et blanc. Ces apaches là, s'ils inquiétaient le bourgeois, ne brûlaient pas comme aujourd'hui des centaines de voitures, et n'attaquaient pas en bandes les forces de l'ordre. Banlieue western, entre blousons de cuir et tuniques bleues : ambiance rétro.
Aujourd'hui, l'ambient est plus trashy, un mix de Mad Max et de La Haine. Pour leur part, les médias nous préparent une version banlieue 2.0. C'est le cas du quotidien Libération qui nous sort son dossier de crise. Une "compil" pour ceux qui avaient manqué le meilleur, la dernière fois. Manque la musique et la carte du RER avec un classement station par station : "Cool. Sans risque. A éviter". Manque aussi un mashup à la Google Earth. Ils y penseront sans doute la prochaine fois à Libé.
L'Olympique de Marseille est une valeur appréciée par les trendistes car le club de foot fait l'actualité côté cour et côté jardin. En outre, si on veut optimiser son capital virtuel, il faut aussi y adjoindre deux autres mots : Marseille et Franck Ribéry. A l'OM, il y a toujours de l'actu. Tenez, par exemple, en ce moment sur le vieux port, un débat agite les joueurs de rami : qui Djibril Cissé va-t-il remplacer quand il rechaussera de nouveau les crampons . Car, on annonce au club que "Djib" est de retour : il court, il fait des étirements et devrait retoucher le ballon d'ici une ou deux semaines .
Pour le moment Djibril Cissé n'est pas encore entré dans le nuage de mots de Trendio mais cela ne saurait tarder...